- 12 Feb 2009

Regarder pour comprendre

L'image a pris une place importante dans nos univers contemporain. Nous lui confions une part majeure de notre vie intellectuelle, en tout cas nous y puisons la plupart des informations de notre vie sociale. Mais elle ne parle pas toute seule. Ce que nous « recevons » lors de nos siestes devant la télévision, c'est, bien souvent, tout autre chose que de l'image : de la détente, du rêve éveillé, de la marche à pied en fauteuil, un transport extra univers. L'investissement que nous expérimentons dans un jeux vidéo ou lors d'une séance de cinéma nous rappelle à quel point l'image nous irrigue et nous dérange, nous provoque et nous permet de penser.

Voir ou regarder sont des « entreprises », des stratégies, qui mettent moins en oeuvre une « réception optique » par l'oeil, finalement pas si bon que ça, que des « calculs », des analyses de notre
cerveau. Voir, regarder nécessitent pour analyser ces images multiples, des mémoires, des outils issus de l'expérience, un « système d'information ». Cela impose aux néophytes dans un domaine un « transfert de connaissances », une « médiation » scientifique. Enfin, voir et regarder implique un effort, un sursaut pour dépasser l'information déjà acquise par l'expérience. La créativité, l'invention, la distance qu'on investit dans un "acte de lecture d'image" ne sont pas des actes passifs, mais les liens entre l'imaginé et l'acquis, entre la mémoire et l'aventure à venir, entre le su et ce qui est à découvrir.

Aujourd'hui, ces transferts, ces "constructions articifielles" de mémoires passent par des banques d'image, auxquelles on associe des modes d'indexation. Déjà, de nouvelles méthodes proposent d'utiliser l'idée des liens hypertextes pour appliquer à des ensembles d'images des modes d'indexation automatique en passant par des "ontologies de contenu". Pour être efficace, les indexations sont renvoyées à des sorte de grands dictionnaires, "des moteurs d'ontologie", dont le rôle n'est pas d'harmoniser les descriptions par mots-clefs, mais de les relier, de les classer par thèmes et par sens, par "univers sémantiques", pour pouvoir retrouver, malgré la diversité des vocabulaires, les images qui s'associent.

Des images de biologie végétales pour comprendre les plantes

Le projet actuel vise à proposer au public, une série d'images de biologie végétale, prise au microscope photonique ou électronique, et de les proposer, dans leur beauté, dans leur étrangeté, au grand public. Au delà de l'émotion, il s'agit de faire jouer le public avec son regard, avec ses "stratégies" d'analyses de ces images pour constituer avec lui, des connaissances. Recoupements, comparaison, jeux des couleurs et des formes, … l'analyse des formes géométriques suggère des classements et des questions, qui peuvent conduire à émettre des hypothèses, à construire des déductions.

Plus exactement, c'est du stress de certains rosiers, que nous allons déduire la façon dont ces plantes contrôlent leur tissu ligneu et les vaisseaux qui, des racines aux feuilles, l'alimentent. Pour cela il faut repérer les zones mortes où s'installent les vaisseaux, et les zones vivantes, à leur pérpihérie qui les surveillent et interviennent dès qu'un évenement trouble le cours normal des choses ; invasion par un champignon, ou plus simplement, diminution de l'alimentation en eau. Le stress hydrique est une bonne façon de voir comment la cellule pilote peut réagir lors de la diminution de la pression dans le vaisseau, y déverser des sucres et d'autres composants pour gérer cette pression, et organiser différement les zones qui sont au contact du vaiseau.

Ainsi on repère, à la fois des molécules qui gèrent ces mécanismes, et les mécanismes qui les génèrent. C'est toute "l'usine" biologique qui nous est donnée à voir, et même, à comprendre. Une compréhension dont nous revisitons, avec les chercheurs, les moments clés et les raisonnements. Cette connaissance nous permet alors de voir comment l'homme peut arriver, dans des conditions nouvelles, à contrôler la production des fleurs sur le rosier.

Pour déposer des images

En fait c'est très simple, il suffit de cliquer, ci dessous, sur attacher puis, dans la fen^tre qui s'affiche, de sélectionner sur votre machine, grâce au bouton parcourir, le fichier à "'attacher". Ensuite, les machines, le serveur du service et la votre dialogue pour échanger les fichiers.

Attention :

quelque fois ça peut durer un petit peu si votre machine est un peu ancienne ou si l'image est lourde. Ca arrive.

Un peu de patience, ça marche. Mai il ne faut pas être toujours pressé. Surtout si vous avez plusieurs image à charger.
Topic revision: r1 - 12 Feb 2009, PierrePerot
 
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